Données publiques : jouons cartes sur table ?

L’Université Populaire de Tours vous invite au café géographique de Tours organisés en partenariat avec les associations de Confluence et AdSHS ex-Esspaces.
http://www.universite-populaire-tours.fr/spip.php?page=programme

Données publiques : jouons cartes sur table ?

La collecte et à la diffusion des données cartographiques est techniquement sans limite : météorologie, réseaux de transport, risques sanitaires et technologiques, surveillance de l’espace public, données personnelles… Quels sont les enjeux économiques et démocratiques de la cartographie des données détenues par les pouvoirs publics ? La question de la transparence totale de ces données publiques se pose en termes politique et démocratique. Quid de la protection des libertés individuelles ? Quel contrôle et quels usages par les citoyens ?

Avec
- Dominique Andrieu, cartographe, MSH, Tours
- Cyrille Giquello du collectif Open Data37
- Un représentant du collectif tours.sous-surveillance.net

 

Le G8 signe une charte pour l’ouverture des données publiques

Les Chefs d’État du G8 ont signé le 18 juin 2013 la Charte du G8 pour l’Ouverture des Données Publiques.

Cette charte fait bien référence à la transparence et à la performance des services publics y compris ceux de la santé. L’accès libre et gratuit aux données publiques est aussi au rendez-vous.

En résumé les membres du G8 se sont engagés ainsi:

« Nous, membres du G8, convenons que les données ouvertes constituent une ressource inexploitée qui présente un potentiel immense pour favoriser l’essor de sociétés plus fortes, mieux interconnectées, qui répondent mieux aux besoins de nos citoyens et contribuent à l’innovation et à la prospérité. »

La traduction française non-officielle préparée par Etalab en collaboration avec le gouvernement du Canada : Charte du G8 pour l’Ouverture des Données Publiques.

 

L’Open Data en 4 dimensions

Flyer OpenDataTours 20130405 - v5 extrait

Le 5 avril 2013 a eu lieu un après-midi sur l’Open Data à la Cantine Numérique de Tours.

Ce moment a été rendu possible grâce à l’implication citoyenne et bénévole des intervenants que nous remercions chaleureusement: Jacques Sauret, Simon Chignard, Paul-Andréa Large, Christophe Lefert, Jean-Louis Zimmerman.

Nous remercions de même l’association Palo Altours qui a hébergé l’événement au sein de la Cantine numérique, Pascal Cottereau pour le matériel vidéo, Vendomois.tv pour la mise en ligne des vidéos et la coopérative Artefacts pour son soutient financier.

C’est donc grâce à toutes ces bonnes dynamiques que vous pouvez visionner les vidéos de cet « Open Data en 4 dimensions » :

 

Open Data Tours, intervention de Jacques Sauret

Le 5 avril 2013 s’est déroulé l’Open Data Tours, un après-midi d’échanges sur l’Open Data animé par 4 intervenants. C’était au 1er étage de la pépinière d’entreprises du Sanitas, où s’installera tout bientôt la Cantine numérique portée par l’association Palo Altours. Et tout ça, au cœur de Tours, en Indre et Loire.

C’est Monsieur Jacques Sauret, fonctionnaire d’État et ancien directeur de l’ADAE (Agence pour le Développement de l’Administration Électronique) qui eut la primeur des échanges, pour nous retracer brièvement l’histoire des données publiques et nous présenter les enjeux et les opportunités de l’ouverture des données publiques (la vidéo est là).

Jacques Sauret nous explique avoir toujours défendu au cours de sa carrière au sein de l’État, le potentiel économique et démocratique de l’ouverture des données publiques, bien avant que le terme « Open Data » ne soit sur la sellette. De même qu’il défend la gratuité d’accès aux données publiques, parce-que ce qui a été payé par le contribuable ne doit pas être repayé par l’usager. Il précise que les redevances pour l’accès aux données publiques sont un frein à l’innovation et à la créativité des petites structures qui n’auraient pas les moyens de s’en acquitter. Jacques poursuit sur la plus-value de la publication de données publiques géolocalisées ainsi que sur les bienfaits démocratiques de la publication de « ce qu’il se passe » au sein des administrations.

L’anonymisation des données n’est pas aussi simple qu’il y parait, les croisements de données rendent cette tâche plus ardue. La règle est, d’après une évaluation statistique, de ne diffuser publiquement que des données comptabilisant ou concernant au moins 5 individus.Cela s’est déjà avéré impossible sur certains jeux de données comptant, pourtant, plusieurs millions d’individus. Jacques nous a présenté quelques une de ses expériences et analyses sur les données de santé publique.

Les participants se sont interrogés sur les mauvais usages qui pourraient être fait des données publiques libérées. Jacques donne l’exemple des sites de captage et de fabrication de l’eau potable. De potentiels terroristes seraient-ils aidés ou incités à agir si ces sites étaient publiquement et facilement accessibles sur Internet ? Il semblerait que non, car une station de captage d’eau est de toute façon très bien signalée sur le terrain par de nombreux panneaux d’interdiction de pénétrer. De plus une action terroriste est pensée vers un lieu qui pourra être facilement repéré sur le terrain.

La libération des données publiques facilite-t-elle l’atteinte à la vie privée ? Pas forcément car, aujourd’hui, les organismes privés détiennent bien plus de connaissances sur chacun de nous que n’en détient la Fonction Publique.

L’intervention de Jacques Sauret en vidéo, vous pourrez ainsi profiter de son charisme et de toute la finesse de son argumentaire.

Les interventions suivantes de Simon Chignard, Paul-Andréa Large et Christophe Lefert, Jean-Louis Zimmermann arrivent elles aussi sur le Net, patience…

Le collectif OpenData37 remercie de tout coeur l’association Palo Altours pour le prêt de l’espace Cantine Numérique, Pascal Cottereau de Vendomois.TV pour la prise d’image et son ainsi que pour le montage et la diffusion. Et encore des myriades de chaleureux remerciements aux intervenants qui sont venus bénévolement nous éclairer sur les enjeux et potentiels de l’Open Data, du Crowd Sourcing et des bienfaits de la coopération de l’administration et de la société civile.

Dernière minute:

L’OpenData, un gain pour les territoires

Concernant l’Open Data ne nous focalisons pas que sur des retombées économiques à court terme. L’enjeu est un formidable levier de modernisation dans la façon de penser et de faire l’action publique, de façon plus ouverte, transversale, par adhésion et coopération, et son application réside, pour un territoire, à s’appliquer le modèle à lui-même, donc à se transformer.

Le premier client de l’open data, ce sont les territoires eux-mêmes ! L’Opendata peut être un puissant levier de performance, car il décloisonne et transversalise l’action par les données.

Comme le dit Pierre-Paul Penillard, directeur du projet Open data 71: « D’un côté, les collectivités ont une bien meilleure vue de leur données et peuvent mieux piloter leurs initiatives. Cette transparence permet également de nouer une relation de confiance avec le citoyen. »

Petit billet très totalement inspiré de celui d’Alexis Mon (Emakina.fr) sur lecercle.lesEchos.fr: Quand l’Opendata crée de nouvelles marques.