Le 5 avril 2013 s’est déroulé l’Open Data Tours, un après-midi d’échanges sur l’Open Data animé par 4 intervenants. C’était au 1er étage de la pépinière d’entreprises du Sanitas, où s’installera tout bientôt la Cantine numérique portée par l’association Palo Altours. Et tout ça, au cœur de Tours, en Indre et Loire.
C’est Monsieur Jacques Sauret, fonctionnaire d’État et ancien directeur de l’ADAE (Agence pour le Développement de l’Administration Électronique) qui eut la primeur des échanges, pour nous retracer brièvement l’histoire des données publiques et nous présenter les enjeux et les opportunités de l’ouverture des données publiques (la vidéo est là).
Jacques Sauret nous explique avoir toujours défendu au cours de sa carrière au sein de l’État, le potentiel économique et démocratique de l’ouverture des données publiques, bien avant que le terme »Open Data » ne soit sur la sellette. De même qu’il défend la gratuité d’accès aux données publiques, parce-que ce qui a été payé par le contribuable ne doit pas être repayé par l’usager. Il précise que les redevances pour l’accès aux données publiques sont un frein à l’innovation et à la créativité des petites structures qui n’auraient pas les moyens de s’en acquitter. Jacques poursuit sur la plus-value de la publication de données publiques géolocalisées ainsi que sur les bienfaits démocratiques de la publication de « ce qu’il se passe » au sein des administrations.
L’anonymisation des données n’est pas aussi simple qu’il y parait, les croisements de données rendent cette tâche plus ardue. La règle est, d’après une évaluation statistique, de ne diffuser publiquement que des données comptabilisant ou concernant au moins 5 individus.Cela s’est déjà avéré impossible sur certains jeux de données comptant, pourtant, plusieurs millions d’individus. Jacques nous a présenté quelques une de ses expériences et analyses sur les données de santé publique.
Les participants se sont interrogés sur les mauvais usages qui pourraient être fait des données publiques libérées. Jacques donne l’exemple des sites de captage et de fabrication de l’eau potable. De potentiels terroristes seraient-ils aidés ou incités à agir si ces sites étaient publiquement et facilement accessibles sur Internet ? Il semblerait que non, car une station de captage d’eau est de toute façon très bien signalée sur le terrain par de nombreux panneaux d’interdiction de pénétrer. De plus une action terroriste est pensée vers un lieu qui pourra être facilement repéré sur le terrain.
La libération des données publiques facilite-t-elle l’atteinte à la vie privée ? Pas forcément car, aujourd’hui, les organismes privés détiennent bien plus de connaissances sur chacun de nous que n’en détient la Fonction Publique.
L’intervention de Jacques Sauret en vidéo, vous pourrez ainsi profiter de son charisme et de toute la finesse de son argumentaire.
Les interventions suivantes de Simon Chignard, Paul-Andréa Large et Christophe Lefert, Jean-Louis Zimmermann arrivent elles aussi sur le Net, patience…
Le collectif OpenData37 remercie de tout coeur l’association Palo Altours pour le prêt de l’espace Cantine Numérique, Pascal Cottereau de Vendomois.TV pour la prise d’image et son ainsi que pour le montage et la diffusion. Et encore des myriades de chaleureux remerciements aux intervenants qui sont venus bénévolement nous éclairer sur les enjeux et potentiels de l’Open Data, du Crowd Sourcing et des bienfaits de la coopération de l’administration et de la société civile.
Dernière minute:
Commentaires récents